Premier cas du virus Usutu déclaré en France
22 juin 2018

En 2016, un patient âgé de 39 ans est arrivé aux urgences avec un symptôme peu commun : une paralysie faciale, symptôme qui n’a d’ailleurs pas duré longtemps puisque le patient s’est rétabli après quelques semaines seulement.

 

Il aura fallu un an et demi aux médecins et chercheurs pour établir un diagnostic : le patient avait été infecté par le virus Usutu, également appelé USUV. Il s’agit d’un virus originaire d’Afrique du Sud, plus précisément du Swaziland, découvert en 1959. Ce virus est de la même famille que le virus Zika ou celui de la fièvre du Nil occidental. Depuis, ce virus fait profil bas. La raison ? Ce virus est probablement asymptomatique, et la paralysie faciale du patient infecté en 2016 pourrait-être une rare complication neurologique.

A ce jour, en Europe, seuls 26 personnes auraient été infectées par le virus Usutu. Cependant, Selon Yannick Simonin, enseignant chercheur spécialiste du virus Usutu, ce chiffre pourrait être sous-estimé.

Comment se transmet le virus Usutu ?

C’est par le biais du moustique le plus commun d’Europe, le Culex, que le virus Usutu se transmet.

Le moustique doit tout d’abord avoir été en contact avec un oiseau porteur du virus par le biais d’une piqûre, ce qui contaminera l’insecte, avant que ce dernier ne pique potentiellement un humain qui deviendra lui aussi porteur du virus.

Selon une étude (publiée dans la revue Emerging infectious diseases) du Center for Disease Control and Prevention (CDC), le virus Usutu se trouvait fortement présent dans la région de la Camargue (7% de la population des moustiques de l’espèce Culex Pipiens de cette région est porteuse du virus). Cela s’explique par le fait que cette région est particulièrement marécageuse et abrite de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. C’est de cette région qu’est issu le patient qui a été contaminé en 2016 par le virus.

Quel traitement contre le virus Usutu ?

Il n’existe à ce jour pas de traitement contre ce virus en raison de la méconnaissance  générale des symptômes. L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) précise que « des investigations supplémentaires demeurent nécessaire afin de mieux appréhender le tableau clinique associé à ce virus émergent. » et que « l’unité étudie également les mécanismes de transmission de ce virus afin de mieux appréhender les risques associés. »

 

Sources: INSERM, CDC


lire la suite...
Le chikungunya
11 avril 2018

Qu’est-ce que le Chikungunya ?

L’étymologie du mot Chikungunya est issue de la culture Swahilie, et signifie « celui qui marche courbé en avant ». Il s’agit d’une maladie virale provoquant des symptômes similaires à ceux provoqués par le virus de la Dengue : fortes douleurs articulaires, nausées, maux de tête, fortes fièvres, fatigue ou encore éruptions cutanées.

Ce virus se transmet que par le biais des moustiques femelles du type « Aedes », comme Aedes albopictus, plus connu sous le nom de « moustique tigre ».  Contrairement aux idées reçues, l’infection ne se fait pas par le biais du sang directement, mais par injection de salive par la femelle moustique lors de la piqûre.

La transmission du virus s’effectue en plusieurs étapes :

-Le moustique sain pique un hôte infecté

-Le moustique devient ainsi infecté et ce pour le reste de sa vie (environ 1 mois)

-Ce moustique infecté peut ainsi piquer un hôte en lui injectant sa salive contaminée

-La personne contaminée par un moustique peut elle-même potentiellement contaminer d’autres moustiques en se faisant piquer à nouveau

-Les symptômes se déclenchent en général 4 à 7 jours après la piqûre.

 

Présence du virus dans le monde

Les premiers cas identifiés de personnes infectées par le virus du Chikungunya dans les années 1950 se trouvaient sur le continent Africain. Depuis les moustiques vecteurs du virus ont fait preuve d’une grande adaptabilité et n’ont cessé d’étendre leur territoire. Ainsi, depuis les années 1950, de nouveaux foyers ont été identifiés en Asie, en Amérique du Nord et du Sud. Certains cas ponctuels ont été récemment identifiés en Europe, dont certains en France.

Comment se protéger contre le Chikungunya

Il n’existe à ce jour pas de traitement spécifique permettant de guérir le Chikungunya. Face à cette absence de traitement, la prévention et la protection individuelle sont les moyens les plus efficaces de prévenir la transmission de ce virus.

Prévention : avant de partir en voyage, il convient de se renseigner sur les pays touchés. Privilégiez les vêtements amples, de couleur claire. Chez vous, pensez à vider et nettoyer les sources d’eaux stagnantes, même les plus infimes. Enfin, pensez à vider les ordures dans des sacs fermés pour éviter les odeurs qui pourraient attirer les moustiques tigre.

Protection : privilégiez les anti-moustiques efficaces, et pour les plus vulnérables (enfants, femmes enceintes, personnes âgées…) utilisez dans la mesure du possible une moustiquaire pour la nuit. Enfin, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé, particulièrement en cas d’apparition des symptômes du Chikungunya.

 

Pour plus d’informations, nous vous recommandons le site internet de notre partenaire officiel www.vigilance-moustiques.com

 

 


lire la suite...
La réunion
9 avril 2018

La réunion, connue sous le nom d’île intense est une île volcanique située à l’Ouest de l’Océan Indien. Réputée pour ses paysages époustouflants, sa biodiversité marine et ses habitants accueillants, la Réunion est une destination de référence pour tout voyageur digne de ce nom.

Seulement, depuis quelques années, la Réunion est touchée par un début d’épidémie de Dengue, liée à la forte présence du moustique tigre sur le territoire Réunionnais. Cette tendance s’est confirmée particulièrement cette année, car l’Agence Régionale de Santé (ARS) de l’Océan Indien vient d’annoncer en mars 2018 une phase d’alerte épidémique.

Les autorités sanitaires locales espéraient que l’hiver austral stoppe la propagation de la Dengue, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, 324 cas de Dengue ont déjà été recensés.

Malheureusement, il n’existe pas à ce jour de traitement contre le virus de la Dengue, et les récentes tentatives de mise en place d’un vaccin contre ce virus se sont soldées par un échec. Face à cette épidémie de Dengue, la prévention reste le moyen le plus efficace de prévenir la transmission du virus.

Au titre de cette prévention, l’Organisation Mondiale de la Santé a, depuis quelques années, mis en place diverses recommandations de stratégies de lutte anti-vectorielle:

  • Porter des vêtements qui réduisent l’exposition de la peau pendant les heures diurnes où les moustiques sont les plus actifs, pour protéger contre les piqûres des moustiques vecteurs de la Dengue.
  • Des répulsifs peuvent être appliqués sur les parties de la peau découvertes ou sur les vêtements.
  • Les moustiquaires imprégnées d’insecticide offrent une bonne protection pour les personnes qui dorment pendant la journée (par exemple les jeunes enfants, les personnes alitées ou celles qui travaillent en équipe de nuit).
  • Lorsque les moustiques piquent à l’intérieur des habitations, l’utilisation de produits insecticides en aérosol, de spirales anti-moustiques ou d’autres dispositifs de vaporisation d’insecticides peut également réduire leur activité.
  • Divers équipements domestiques, tels que les moustiquaires installées sur les portes et fenêtres ou les systèmes de conditionnement de l’air, peuvent permettre aussi de réduire les piqûres.

Contre le moustique tigre, seuls certains principes actifs sont efficaces. Nous vous conseillons donc de choisir les anti-moustiques appropriés garantissant une protection optimale.

 

 

 


lire la suite...
La vie du moustique
3 avril 2018

Les culicidae, plus communément connus sous le nom de moustiques sont des insectes passant par 4 stades de développement : œuf, larve, nymphe et adulte.

Les premières étapes de la vie du moustique se déroulent en milieu aquatique : la femelle moustique pond environ 200 œufs en une fois, et n’a besoin pour cela que de quelques centimètres d’eau. Ces œufs vont alors rester en surface le temps que l’embryon de moustique se développe pour devenir une nymphe. Ce n’est qu’au stade adulte que le moustique quitte le milieu aquatique pour entamer sa vie d’insecte volant.

Conseils : Il convient alors pour éviter la prolifération de moustiques de couvrir au maximum les potentiels récipients d’eaux stagnantes en extérieur, ou de les vider régulièrement.

Les moustiques en hiver

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les moustiques ne disparaissent pas totalement à l’arrivée du froid : ils hibernent. Ces petits insectes se trouvent un refuge dans un lieu abrité, les femelles arrêtent de pondre, ce qui explique la diminution du nombre de moustiques durant la période hivernale. Les œufs de moustiques, qui eux ont besoin de chaleur pour se développer, sont protégés par une enveloppe imperméable qui leur permet de résister aux températures les plus fraîches. Ils éclosent lorsque le thermomètre remonte.

En général, un moustique commun ne vivra que quelques jours, voire quelques semaines.

Principales idées reçues

  • Contrairement aux croyances populaires, tous les moustiques ne piquent pas. Seul le moustique femelle est à l’origine des piqûres sur notre peau ! Ces mêmes moustiques ne se nourrissent d’ailleurs pas uniquement de sang humain : ils piquent également les animaux, mais s’alimentent également de nectar de fleurs.

 

  • La citronnelle ne suffit pas à éloigner les moustiques, et aucune étude scientifique n’a réellement prouvé l’efficacité de cette plante. Seuls certains principes actifs reconnus agissant comme répulsifs anti-moustiques (comme l’IR3535, l’Icaridine ou encore le Citriodiol) sont réellement efficaces.

 

  • Autre idée reçue : la lumière. Beaucoup sont les personnes qui pensent que la lumière attire les moustiques. Pas du tout ! C’est le CO² dégagé par la lumière qui les attire.

 

 

 


lire la suite...
NOS REVENDEURS EN LIGNE