Premier cas du virus Usutu déclaré en France

En 2016, un patient âgé de 39 ans est arrivé aux urgences avec un symptôme peu commun : une paralysie faciale, symptôme qui n’a d’ailleurs pas duré longtemps puisque le patient s’est rétabli après quelques semaines seulement.

 

Il aura fallu un an et demi aux médecins et chercheurs pour établir un diagnostic : le patient avait été infecté par le virus Usutu, également appelé USUV. Il s’agit d’un virus originaire d’Afrique du Sud, plus précisément du Swaziland, découvert en 1959. Ce virus est de la même famille que le virus Zika ou celui de la fièvre du Nil occidental. Depuis, ce virus fait profil bas. La raison ? Ce virus est probablement asymptomatique, et la paralysie faciale du patient infecté en 2016 pourrait-être une rare complication neurologique.

A ce jour, en Europe, seuls 26 personnes auraient été infectées par le virus Usutu. Cependant, Selon Yannick Simonin, enseignant chercheur spécialiste du virus Usutu, ce chiffre pourrait être sous-estimé.

Comment se transmet le virus Usutu ?

C’est par le biais du moustique le plus commun d’Europe, le Culex, que le virus Usutu se transmet.

Le moustique doit tout d’abord avoir été en contact avec un oiseau porteur du virus par le biais d’une piqûre, ce qui contaminera l’insecte, avant que ce dernier ne pique potentiellement un humain qui deviendra lui aussi porteur du virus.

Selon une étude (publiée dans la revue Emerging infectious diseases) du Center for Disease Control and Prevention (CDC), le virus Usutu se trouvait fortement présent dans la région de la Camargue (7% de la population des moustiques de l’espèce Culex Pipiens de cette région est porteuse du virus). Cela s’explique par le fait que cette région est particulièrement marécageuse et abrite de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. C’est de cette région qu’est issu le patient qui a été contaminé en 2016 par le virus.

Quel traitement contre le virus Usutu ?

Il n’existe à ce jour pas de traitement contre ce virus en raison de la méconnaissance  générale des symptômes. L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) précise que « des investigations supplémentaires demeurent nécessaire afin de mieux appréhender le tableau clinique associé à ce virus émergent. » et que « l’unité étudie également les mécanismes de transmission de ce virus afin de mieux appréhender les risques associés. »

 

Sources: INSERM, CDC

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